Sur un chantier de huit mois, l’investissement consenti par le maître d’ouvrage sur ce lot 1 représente environ 20 000 euros HT, soit 3 % du coût du chantier. Encore peu répandu il y a quelques années sur les chantiers de taille moyenne, « ce lot de gestion de chantier a commencé à émerger depuis le Covid. Une acculturation doit se faire pour qu’il devienne un incontournable », souligne le vice-président de la FBB 22. Pendant la pandémie, le protocole sanitaire avait obligé les entreprises à renforcer les mesures d’hygiène sur les chantiers afin de limiter la propagation du Covid.
Lors de la consultation du projet, les entreprises de gros œuvre avaient obligation de répondre sur ce lot 1 également. C’est l’entreprise Ejilmez qui a remporté le double lot. « Nous avons des retours positifs des compagnons sur la mise en place de la base vie, précise Colak Gokhan, conducteur de travaux de l’entreprise. Ils se sont approprié les lieux, même si tous les bungalows ne sont pas utilisés en permanence, car la base vie a été dimensionnée pour la phase de pic des travaux, avec une dizaine de personnes de personnes sur le chantier. » Concernant le tri des déchets, obligatoire dans le cadre de la responsabilité élargie des producteurs (REP), le contenu des bennes n’est pas facturé aux entreprises si le tri est parfaitement réalisé. « On observe qu’il y a parfois des erreurs de tri. Il y a une marge de progression sur ce sujet qui doit passer par une meilleure information des équipes par le management du chantier », note Sébastien Hucher, conducteur de travaux pour l’agence d’architecture UH.