« C’est un accident qui m’a convaincu d’investir dans un drone »
Précurseur dans l’usage du drone, Cyril Guy, gérant de Guy Couverture (19 salariés, Lot) nous explique pourquoi aujourd’hui il ne peut plus s’en passer.
Date de mise à jour : 24 mars 2025 - Auteur : Franck Guidicelli

©DR
Lorsque nous demandons à Cyril Guy pourquoi il n’a pas hésité à passer au drone dès 2018, il s’amuse à répondre qu’il a toujours eu une appétence à développer les outils de demain pour faciliter le travail d’hier : « J’aime le travail d’antan mais servi par les outils de demain. » Moins philosophiques mais plus pratiques, deux éléments déclencheurs l’ont persuadé de l’utilité d’un drone ajoute-t-il : « On m’a toujours appris que je signe uniquement les devis que je réalise. Deuxièmement, étant couvreur, je suis passé à travers une toiture et j’ai gagné quelques points de suture et une grosse frayeur. » Cet accident a accéléré la réflexion du dirigeant sur le drone, grâce auquel il peut désormais multiplier les devis avec une grande précision et en complète sécurité. Résultat : depuis 2018, Guy Couverture (19 salariés) a doublé le nombre de devis et son chiffre d’affaires grâce au drone. En particulier, grâce à la photogrammétrie, qui consiste à prendre un ensemble de photos superposées d'un objet, d'un bâtiment et à les convertir en une maquette numérique 3D.
« Je dors mieux maintenant »
Aujourd’hui, l’entreprise possède trois drones qui fonctionnent tous les jours, et en aucun cas Cyril Guy ne ferait machine arrière : « Il n’y a que du positif. C’est vrai que la réglementation est un peu lourde, qu’il faut se former mais cela apporte tellement d’autres choses. » Commercialement d’abord, Cyril Guy confirme que c’est un élément assez différenciant : « Les gars ont pris l’habitude de travailler avec le drone maintenant. C’est un réflexe, ils cliquent sur la maquette numérique avant d’aller sur le chantier et c’est un vrai plus dans la préparation. De plus, je dors mieux maintenant, car nous avons supprimé les échelles lors des relevés avant l’intervention des équipes et supprimé le risque de chute de hauteur sur cette étape de préparation. » Grâce au drone, Cyril Guy avoue travailler mieux, car il peut établir des devis de meilleure qualité : le drone ne va rien oublier et l’on peut facilement revoir la séquence ou même zoomer sur un détail. De plus, en montrant au client sa maison en 3D, il est beaucoup plus simple de lui expliquer les travaux à effectuer. « À moyen terme, je ne vois pas comment les entreprises de couverture pourraient s’en passer », prévoit-il.
Le drone me permet désormais de multiplier les devis avec une grande précision et en complète sécurité.
Cyril Guy, dirigeant de Guy Couverture